Notebook
septembre 12th, 2008 by Didier

Le Blues

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Je cherche des refrains
Pour écrire une histoire.
Livide devant l’écritoire,
J’ai perdus mes  quatrains.

 

Où ont-il bien pu s’égarer ?
Dans quel cœur, sur quel chemin ?
Une flaque d’eau comme parchemin,
Où se reflète mon image attristée.

 

Mes rimes disparaissent enfin
Dans un trou de ma mémoire.
Désertant le centre du grimoire
Desséchant mon cœur d’écrivain..

 

Tous mes mots tendres et doux,
S’envolent dans le petit matin.
Mes rêves sur sa peau de satin,
S’évaporent sans plus de goût.

 

Mon âme fanée n’a plus corps.
Elle ressemble à un vieux chiffon..
Comme ces rides sur mon front,
Me rappellent l’imminence de la mort.

 

Ma plume s’assèche,un plus chaque jours.
Ma bougie n’éclaire plus que l’abîme.
Mes vers n’ont plus rien de sublimes.
Le papier blanc, jauni près des contours.

 

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(c) 2008 Didier SEHA

décembre 10th, 2006 by Didier

Pensées de colombe.

 

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J’aimerais donner des ailes à ma liberté
M’envoler dans l’espace où rien ne s’efface
Effleurer l’essence de mon éternité :
Ce désir singulier qui jamais ne me lasse.

 

J’aimerais m’alléger de mes propres pensées ;
Délestant le passé, inventer le bonheur,
Savourer simplement ce goût d’inachevé,
Et m’offrir tout entier au grand amour de l’heure.

 

J’aimerais m’allonger comme une ombre éperdue
Dans le grand pré fleuri au regard vespéral
Offrir à l’horizon, l’espérance ténue :
Approcher lentement l’infinitésimal.

 

J’aimerais naufrager en de belles tempêtes
M’étourdir dans l’amour, jusque dans l’absolu :
Puis faire du tout et rien ma sublime conquête
Etre riche de tout dans un monde inconnu.

 

J’aimerais donner des ailes à ma liberté
M’envoler dans l’espace où rien ne s’efface
Effleurer l’essence de « ton » éternité
Ce désir qui m’étreint et jamais ne me lasse

 

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Dédié à toutes celles et tout ceux qui n’ont pas le droit de penser librement.

(c) 2006 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)