Notebook
juillet 25th, 2008 by Didier

Ma Pauvre  petite Belgique

 

 3bieers.jpg

Il était une fois,au centre de l’Europe, en un lieu de cocagne,
Deux peuples identiques qui cherchaient un peu la castagne…

Les uns parlaient françois, devisaient en wallon.
Les autres, en flamand : fièrement rangés sous le lion,

Ils se heurtaient au coq et les deux oriflammes,
Quand ils se rencontraient, crachaient de grandes flammes !

Mais, cachées dans les rangs de ces bandes de cons,
Colombes déguisées en habits noirs, de faucons.

Quelques rares bilingues, souvent sexagénaires,
Parvenaient à parler avec leurs « adversaires ».

Ces sages érudits dialoguaient de rien et de tout
Sans rien montrer jamais de l’horrible courroux.

Que leurs partis haineux, avides de batailles,
Voulaient manifester envers l’autre piétaille !!!

Car ces hommes de bien, souvent des rescapés,
N’avaient en ce pays pas connu que la paix :

Tentés pangermaniques sous bombes et shrapnels,
Mortellement brisés  aux discours de De Grelle,

Rescapés de la guerre, ces doux miraculés,
Face à la bête immonde, n’avaient pas reculé…

Et revenus des morts, de l’horreur de la guerre,
Avaient tous réappris le sens du mot « prospère ».

Reconstruit le pays par bribes et morceaux
Et calmé leurs poulets, leurs ardents lionceaux

En leur seins inculquant d’essentielles valeurs.
Tout se reconstruisait sans reproche et sans peur :

Cockerill tournait bien, Sidmar apparaissait
Anversois et Gantois parlaient toujours français…

Et les choix politiques, oranges, bleus ou rouges,
Se succédaient alors sans que rien vraiment ne bouge…

De concertations en conclaves : de tout, l’on discutait
Et l’on faisait l’Europe, nous, les petits Belges futés.

On rassemblait la France et l’Allemagne à table !
On devenait vraiment des partenaires affables…

Mais un jour, il n’y eut plus de recensements…
Pour la première fois, des bourgmestres flamands …

Puis l’Université la plus vieille d’Europe,
Décida d’employer des moyens pas très propres,

Pour se débarrasser de tous ses fransquillons…
Perdant à tout jamais sa bonne réputation…

Les Fourons s’échangeaient contre Mouscron Comines
Et les facilités se faisaient champ de mines…

Les sages, peu à peu, mouraient, disparaissaient
Et je n’aimais pas tous ceux qui les remplaçaient…

D’autant qu’à chaque fois qu’un nouveau politique
Apparaissait chez nous –facile est la critique-

Je me souviens de ces francophones députés,
Ayant, devant leurs collègues, l’air un peu dépité…

 

Sans pour autant remonter jusqu’aux années cinquante,
Mérite-t-on vraiment ceux qui nous représentent ?

Si nous prenons Machtens –et dois-je en dire plus ?-
Si nous le comparons à ce Leterm’minus,

Cheveux neige d’antan, comme je vous regrette …
Car pour vous, l’équilibre était plus qu’une dette…

Et ne me parlez pas de nos partis wallons :
Même mon père avait l’air bien moins con !

A la Madame « non », la Joëlle Milquet ,
Je préférais encore ce maft de VDB !

J’entends la voix de Cools qui martèle et résonne !
A la place ? Un filet fluet qui… papillonne… :roll:

Et Antoinette au FDF, ce n’était ni Gossuin, ni Maingain !
Et Lagasse ou Outers savaient encore tendre la main !

Jamais, VMO et TAK n’auraient cherché le « bang » :
Les flamands n’avaient pas créés le Vlaams Belang …

Quand Jean Gol pérorait, on comprenait pourquoi !
Reynders, son successeur, c’est la langue de bois !

J’ai cru, à un moment, au retour de De Haene
Mais ses nombreux mandats lui ont tourné le crâne…

Pour moi, le dernier sage, c’est peut-être Charles Picqué
Grâce à lui, c’est Bruxelles qu’ils n’ont pas pu nous piquer…

J’habite en Flandre, mais suis né et ai grandi à Bruxelles.
Maman est Fraco-Belge,m on père était Ardennais rebelle  ;

Saint Thomas, Saint Boni et l’Isib m’ont éduqué tolérant
Ma Femme, beauté Malinoise, m’aime en flamand.

Pour toute ces raisons, je serai toujours un Belge de cœur,
Refusant d’agresser, de haïr et de montrer certaines rancœurs.

Sauf peut-être, aujourd’hui, en voyant ces faux politiciens
Qui ne pensent qu’à eux et aboient comme des chiens.

Et qui, pour s’enrichir, font de la politique !
Je rêve d’un pays qui, en ces temps critiques,

Se mette tout à coup à repenser honneur et nation,
Oublie son extrémisme, ses plus noires factions,

Et réunisse enfin les partis vraiment démocrates.
Et que l’on tranche et coupe partout « où cela gratte » !

Mais que l’on reconstruise l’image de notre plat pays
Sans que Flamands, Wallons ne se sentent trahis !

C’est le temps d’oublier de crier « schild en vriend » :
On a tous un ami, qui s’appelle Lami ou Devriendt …

 

3bieers.jpg

(c) 2008 Didier SEHA

juillet 4th, 2008 by Didier

Rêves et Fantômes.

 

78229_jose_roosevelt.jpg

Au creux des vagues de nos rêves
Dans le silence de nuits trop brèves
Vivent Elfes, fées et fantômes
Que nous voyions quand nous étions mômes.

 

Alors que le temps passe comme une éponge
Effaçant les vagues de nos songes
Où vont Elfes, fées et fantôme,
Que nous voyions quand nous étions môme ?

 

Nous voulions de la vie et du soleil
Qu’aucun de nos jours ne soient pareils
Du Charles Baudelaire qui nous réveille
Que nos âmes rêveuses appareillent.

 

Où s’en vont les fées abandonnées
Lorsque l’heure du réveil à sonné
Lorsque nos esprits rêveurs appareillent
Finalement nous devenons tous pareils.

 

Toutes ces étincelles dans nos yeux,
De ces jours qui nous voyaient heureux,
Disparaissent en nous, à petit feu,
Pour faire place à des moments moins joyeux.

 

Que se passe-t-il dans nos âmes,
Quand s’en est allé la grande dame ?
Que deviennent les rondes et les jeux
Quand un beau matin, on se réveille vieux ?

 

Notre destin est de finir dans le trou
Et alors, que reste-t-il de nous ?
A part des broutilles et des clous,
Si l’on ne vit que pour des sous !

 

Le jour où l’on termine dessous,
Que reste-t-il derrière nous
Des souvenirs entourés de flou,
Quand on décroche nos rêves du clou !

 

(c) 2006 Didier SEHA
Reflection après la mort de mon père le 13.5.2006

 

78229_jose_roosevelt.jpg

juin 13th, 2008 by Didier

Entre ciel et Terre

 

78212_jose_roosevelt.jpg

 

Un jour viendra le temps de quitter cette terre,
Pour rejoindre l’au-delà, la cité du mystère;
Alors, plus rien ne pourra contrarier le temps;
On peut supposer, mille et mille beaux printemps.

 

Les désirs et les regrets n’existeront plus.
Cette vie éternelle, n’a jamais d’exclus.
Dans l’espace infini, il n’y aura qu’ amis,
Enfin disparaitront, grincheux et ennemis.

 

La paix et le bon temps ne règnent plus ici.
Quoique l’on fasse, on ne dit plus aucun merci !
Les » choses » se déroulent à grande vitesse,
Comme sous l’emprise d’une folle ivresse.

 

Famille, transport, travail, manger… puis repos.
Téléphone, ordinateur, fax… et mal de dos !
On ne sait plus se parler, voir celui d’en face,
Pas d’histoire ! chacun doit rester à sa place .

 

Pourtant le « jour » se lève, chaque jour nouveau.
La nuit, la lune brille dans les caniveaux,
Les étoiles scintillent au-dessus de nous,
Avant que le rideau d’azur noir se dénoue.

 

Les rêves heureusement ne sont pas proscrits,
Pour se faire entendre, c’est au ciel que l’on crie!
…Puis le calme est de retour, l’on respire enfin,
Les yeux vont s’ouvrir au matin,… et l’on a faim !

 

(c) 2008 Didier SEHA

78212_jose_roosevelt.jpg

juillet 4th, 2007 by Didier

imagepoeme054.jpg

L’Amour maladif.

 

Il est une maladie
Qui pourri la vie.
Une sale bête sauvage,
Polluant nos rivages.

 

Elle est en liberté,
Toujours prête à griffer.
Lacérant nos entrailles,
Destructrice d’épousailles.

 

Elle bouscule nos pensées,
Où haïr est proche d’aimer.
Les choses deviennent difformes,
Un rien devient alors énorme.

 

L’angoisse, l’amertume, la rage
Nous envahissent sans relâche.
Tout est dévasté après son passage,
Comme meurent les vagues sur la plage.

 

Elle nous fait profondément mal,
Se comporte comme un crotal.
Insidueuse, elle est brutale,
Sa morssure est toujours fatale.

 

Plantant un poignard en plein coeur,
Elle provoque une infernale douleur,
C’est alors que tout perd ses couleurs,
Pour que s’envole la colombe du bonheur.

 

Joelière sadique est sa profession,
Elle isole et fait perdre la raison.
Comment ne pas terminer dans cette prison,
Entrave vicieuse à la liberté d’expression.

 

Ses victimes sont des êtres trop aimés,
Mais aussi ceux qui ne peuvent laisser,
Un peu d’espace à la croissance de l’amour,
Et le priver d’air, le tuant pour toujours.

 

Il n’existe alors plus que cette jalousie,
Méchante, triste et noire comme la pluie.
Souffrance crussifiant l’espoire de vie,
Je le jure, à jamais elle sera mon ennemie.

 

Didier SEHA (21.06.2007)

imagepoeme054.jpg

mai 19th, 2006 by Didier


Certes, je ne suis pas Rimbaud
D’Aragon, je n’ai ni le talent, ni les mots
Je ne suis qu’un simple petit voilier
Dérivant sur des vagues de pensées
Prêt à s’échouer sur la plage de désir
Qu’est ce blog fait pour votre plaisir.

Loin de me prendre pour Baudelaire
J’avoue parfois ne pas manquer d’air.
A la Fleur de l’âge, je suis un mâle
Avec ses défauts, et son visage pâle.
Pour vous apporter beaucoup de douceur
Et puis aussi un peu de baume au cœur.

Je ne suis pas aussi complet que Cocteau
Car mon seul talent est de faire chanter les mots.
Non que je me prenne pour Cabrel ou Renaud,
Qui eux aussi utilisent la poésie pour guérir leur maux.
Mais pour vous offrir mes quelques vers, rincés à l’eau
Propres et sensuels prêts à se poser sur votre peau.

Du Maître Brassens, j’ai beaucoup appris
Surtout béquotter et défendre les gentils
Avec ma plume, à l’encre sympathique
Je vous conterai quelques récits érotiques
A mes confessions intimes vous aurez droit
Par leur sensualités, elles vous éviteront le froid.

Je ne suis pas Apollon, Dieu grec de la poésie
Je ne suis qu’un homme fait de chair et d’envie.
J’aime la soie, le satin et les fines dentelles.
Et les dessous chics, qui vous rendent si belles.
Adepte de la sensualité, toujours sans vulgarité
Dans des plaisirs virtuels j’espère vous emporter.

Derrière moi, dérive un passé plutôt chargé
Que je laisserai là où il est, dans un grenier.
Seuls le présent et l’avenir me tendent les bras,
Cap plein sud, en route pour de nouveaux ébats.
Si vous me demander quelle est la position que je préfère,
C’est le collier de Vénus ou alors aussi celle de l’équerre.

Parler de moi, n’est pas ce que je fais de mieux,
Je vous laisse me découvrir, peut-être vous prendre au jeu
De la séduction, de la sensualité, de l’Amour
Dont je suis bien loin d’en avoir fait le tour.
Balladez-vous dans mon petit jardin secret
Laissez vous aller aux joies des plaisirs indiscrets.

(c) 2011 Didier SEHA
(http://poemier.seha.be)

texte protégé par Copyright